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La diaspora centrafricaine s'organise et saisisse la Justice contre le régime de Patassé

Le 07 septembre 2010

Les instances internationales judiciaires sont appelées au chevet des populations centtrafricaines qui souffrent. Un coup d'Etat manqué perpétré par des groupes identifiés n'ont jamais font l'objet de poursuite devant une juridiction. Les auteurs doivent être entendus et pouvoir répondre quels que soient les actes commis. L'histoire de la justice en Centrafrique fournit des exemples bien connus (cas de Bokassa). Cependant, de nombreuses exactions se commettent envers des personnes présumées coupables, entraînant : des morts, des blessés, des disparus, des réfugiés, des familles éclatés ou en errance. Des voix commencent à s'élever pour réclamer la justice et la paix.

(Source : KODRO-FRANCE GONESSE - 15 août 23H50)- UN COLLECTIF D'AVOCATS CENTRAFRICAINS SAISI DU DOSSIER DES REFUGIES DE L'AMBASSADE DE FRANCE A BANGUI.»

Face à la barbarie du régime sanguinaire de Patassé, les Centrafricains de France ont choisi le terrain des procédures judiciaires pour conjurer le mal centrafricain.

Tranquillement, après avoir cherché ses marques, la diaspora centrafricaine de France est rentrée de plein pied dans le combat pour la justice et les libertés démocratiques en Centrafrique. De Bordeaux à Strasbourg et de Montpellier à Paris, en relation avec les victimes et familles de victimes, les initiatives se multiplient en direction des organisations internationales de défense des droits de l'homme, des autorités judiciaires occidentales et de l'opinion internationale.

Trois objectifs sont poursuivis par ces organisations de la diaspora. Défendre les Centrafricains pris en otage et retenus dans les geôles de Patassé ou réfugiés dans les ambassades occidentales de Bangui ; constituer et déposer auprès des juridictions internationales compétentes des dossiers de plainte ; sensibiliser l'opinion internationale sur les exactions et les nombreux actes flagrants de crimes et violations des droits de l'homme dont les autorités centrafricaines s'en rendent coupables pour l'établissement d'un tribunal pénal international pour le Centrafrique.

C'est dans le cadre du premier objectif, défendre les Centrafricains pris en otage par les autoritaires centrafricaines et retenus prisonniers à Bangui ou réfugiés dans les ambassades occidentales, que se situe l'intervention de ce jour de Me Jean Ngafaounain, du barreau de Versailles, sur les antennes de la radio internationale française - RFI.

Représentant le collectif des avocats centrafricains d'Île-de-France saisi du dossier des réfugiés centrafricains de l'ambassade de France, à Bangui, Me Jean Ngafaounain a précisé le rôle que le collectif entend jouer dans ce dossier : faire aboutir auprès des autorités françaises la demande d'asile politique des réfugiés qui craignent sérieusement pour leur vie, en raison de leur proximité ethnique avec l'auteur présumé du coup d'Etat manqué du 28 mai 2001, le général André Kolingba.

En effet, de source Kodro, les autorités de Bangui exercent continuellement une pression criminelle sur la trentaine de personnalités centrafricaines actuellement réfugiées à la résidence de l'ambassadeur de France à Ouango-Bangui.

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